Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 10:33

Waroquier001.jpgC'est à l'occasion de l'exposition organisée à Pont-Aven (en 2002-2003) et au Musée des années 1950 de Boulogne-Billancourt (2000-2001) qu'un petit ouvrage consacré à Henry de Waroquier a été publié aux éditions Somogy. Il permet de découvrir de nombreuses oeuvres réalisées lors des séjours du peintre en Bretagne entre 1091 et 1910 (et conservés par le Musée des années 1950). L'Île-aux-Moines est particulièrement bien représentée avec une douzaine de reproductions. Plusieurs représentent la pointe du Trech et l'un, exceptionnel, permet de voir le chargement d'une cargaison de pierre provenant des carrières de la pointe. On notera que le très beau lavis d'encre noire et craie de couleurs reproduit page 28-29 avec la légende "Le Petit port du Goulet, 1908" représente, bien sûr, le petit port du Goret situé sur la côte ouest de l'Île-aux-Moines, en face de l'île Creizic.

Waroquier002.jpg

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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 11:29

En-promenade013.jpg En promenade001En 1985, j'ai publié un petit livre intitulé "En promenade à l'Île aux Moines" illustré de sept gravures sur bois de Francine Bensa. J'en reproduit le texte ci-dessous ainsi que la carte générale. A chacun de mesurer ce qui a pu changer. Le sentier littoral a considérablement développé les possibilités de circuits. Attention aussi : le syndicat d'initiative se situait à l'époque place du marché et non au port. Chacun des quatre itinéraires porte sur un thème : Le monde des marins. Les souvenirs religieux et profanes. Les nobles et les paysans. Les landes et les grèves

PS : le mode d'édition sur Overblog conduit à une forte réduction des images. Que ceux qui souhaitent disposer du texte dans une bonne définition m'envoient un message.

 

 

 

 

En-promenade002.jpgEn-promenade003.jpgEn promenade004En-promenade006.jpgEn-promenade007.jpgEn-promenade008.jpgEn-promenade009.jpgEn-promenade010.jpgEn-promenade011.jpgEn-promenade012.jpg

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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 11:09

DSCF2112.JPGOn ne saurait négliger les bibliothèques numériques et, de même que certains ouvrages sont désormais plus facilement consultables sur le site Gallica que dans de lointaines bibliothèques, beaucoup de travaux existent essentiellement sur Internet.

Une banque de PDF avec des documents sur le golfe du Morbihan peut désormais être consultée ici. Il y a un peu de tout (dont de la publicité) mais on y trouvera en particulier (même si on peut les trouver ailleurs) l'étude très intéressante sur les fonds marins (pour mieux mesurer l'évolution des zones à crépidules et à zostères) réalisée avec un sonar (c'est ). On verra ici une brève synthèse sur dix ans de pêche professionnelle à la palourde (taille, biomasse, captures...).

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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 09:32

3.-La-grande-plage.jpgLes Archives départementales du Morbihan ont mis en ligne les photographies du "Fonds David". On peut y visionner 743 photographies ayant servi à l'édition de cartes postales éditées par Alphonse David (1860-1919) et déposées aux Archives départementales vers 1928.

Alphonse David a d’abord été libraire et éditeur avant de s’intéresser à la publication de cartes postales sous l’influence du photographe Cardinal. Comme lui, il a édité des cartes de type « nuage » dès 1899 (une trentaine avec un encrage vert), puis jusqu’en 1903, une centaine du même type mais avec un encrage noir. Il utilise les services d’un photographe, Le Merle, dont le nom est cité sur une partie des cartes. On lui doit de belles scènes animées dans les communes du golfe.

Un certain nombre des documents mis en ligne par les Archives départementales concernent le golfe mais le fonds est loin d'être complet par rapport à la production de David. Ainsi, on ne trouve pas certaines vues bien connues du golfe. Dans la mesure où toutes les photographies n'ont pas été éditées ou n'ont fait l'objet que d'un tirage réduit et sont peu connues, on peut faire de belles découvertes en regardant les images concernant les communes du golfe (le classement est fait par communes).

Parmi les découvertes, on trouvera, en fin de classement, des photographies "non identifiées" mais dont on découvre rapidement qu'il s'agit du dolmen de Penhap à l'Île-aux-Moines (20 Fi 265-41 -  [Lieu non identifié. Monument mégalithique, allée couverte]) et d'une vue prise du Bois d'Amour sur la même île (20 Fi 265-40).On notera d'ailleurs qu'il s'agit de vues stéréoscopiques qui peuvent avoir fait partie d'un projet avorté de publications de cartes à visionner.

Les passionnés de patrimoine maritime pourront rechercher à localiser et comprendre l'image d'un grand bateau dans ce qui semble bien un chantier naval (20 Fi 265-30, Lieu non identifié. Village côtier en arrière-plan d'une anse ou sont mouillés des bateaux). Des documents très intéressants restent d'ailleurs à identifier - ce qui ne devrait pas présenter de difficultés majeurs dans de nombreux cas pour qui connait les coiffes, les clochers ou le dessin du littoral (ils sont tous classsés en fin de liste).

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 17:29

Foene-001aa.jpgGrâce à l’enquête de Fanch Postic, les lecteurs d’Armen avaient découvert en 1988 les étonnantes armoires de pierre de la maison de Joseph Le Bras (« Les armoires de pierre de Locmariaquer », F. Postic, ArMen, n° 18, 1988). J’ai la chance de connaître son fils, Joseph Le Bras, qui porte aussi une partie de la mémoire de Locmariaquer (cf. les photographies publiées dans le Dictionnaire du golfe p. 200). J’avais été impressionné par ses récits sur la pêche à l’aiguillette qui recoupaient le rapport rédigé en 1728 par Le Masson du Parc après sa visite dans le golfe (cf. l'article aiguillette dans le dictionnaire).

Voici, en attendant la publication intégrale dans une revue (ce sera annoncé ici même), un extrait du témoignage remarquable de Joseph Le Bras (il est aussi l'auteur de la photographie de la foëne ci-contre).

"Enfant, mon père allait avec son propre père et d’autres paysans à la pêche aux aiguillettes vers Houat. Ils partaient à trois, vers quatre heures de l'après-midi et revenaient le lendemain matin vers six heures. Ils avaient comme embarcation une plate de douze pieds, tirée par quatre avirons
La plate était éclairée pour la pêche au feu, par des torsades de paille qui étaient enflammées à tour de rôle au fur et à mesure de leur combustion. Celles-ci étaient confectionnées en tirant et en continuant à tourner, une poignée de paille prélevée dans un pailler en vrac, comme cela se faisait à l'époque. Ces torsades de quatre à cinq mètres étaient disposées dans le fond et à l'avant de l'embarcation; Au moment de la pêche elles étaient tenues à bout de bras enflammées par celui qui avait en charge l'éclairage. Les deux autres se tenaient l'un à bâbord, l'autre à tribord, en retrait de l'éclairage avec leurs foënes de vingt deux à vingt quatre dents, munies d'un long manche de quatre à cinq mètres, pour pouvoir atteindre les aiguillettes en profondeur mais aussi à un bonne distance de la plate lorsqu'elles étaient craintives. Cette foëne devait pouvoir flotter avec deux poissons au bout, car son manche en sapin de croix, très léger, lui laissait encore environ un mètre cinquante visible hors de l'eau, lorsqu'elle n'était plus tenue par le pêcheur
Fin Mars, début Avril, L'arrivée des aiguillettes, vers Méaban et à l'embouchure du Golfe, à Locmariaquer et Port-Navalo, annonçait aussi, comme les hirondelles, l'arrivée du Printemps
Certains soirs de Mai, calmes, tièdes et doux, lorsque le chant des reinettes montait des mares, les anciens nous chambraient « Ce soir, celui qui irait aux aiguillettes, les souqueraient » Ils ne nous disaient pas directement « Mais… qu’est ce que vous attendez pour y aller ! » Effectivement, les trois conditions devaient être réunies :
Pas de vent : La surface l'eau chahutée par le vent, aurait empêché l'éclairage de pénétrer l'eau en profondeur et aurait rendu difficile la détection visuelle du poisson. Celui-ci, habituellement intrigué et attiré par la lumière, ne serait pas venu en surface, au devant du feu
Pas de fort coefficient de marée, car aux abords de l'entrée du Golfe, pêchant en dérive, la plate aurait dévalé le courant trop rapidement, et le poisson à la même vitesse il aurait fallu remonter le courant, beaucoup trop souvent, pour une faible durée de temps de  pêche en dérive
Pas de lune : Si la nuit était claire, les feux n'auraient pas attiré le poisson et n'auraient pas permis aux pêcheurs de le voir. Il nous est arrivé plusieurs fois, de tirer profit de circonstances exceptionnelles : éclipse et temps nuageux pour ne pas être incommodé par cette condition."

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